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SEMINAIRE 14 mai 2011

« Construire la Chine ! » Urbanisme-Architecture-Interaction

La Chine d’aujourd’hui est devenue le laboratoire du monde. A l’occasion de son séminaire annuel, l’Académie d’Architecture avait décidé de saisir ce sujet.

Le taux d’urbanisation de la Chine est actuellement aux environs de
47%. Il passerait à 51% en 2015, à 75% dans 40 ans soit 450 millions d’urbains en plus.
Au coeur de cette croissance fulgurante, la ville chinoise a-t-elle un développement spécifique ? Son évolution apporte-t-elle de nouvelles solutions ou s’est-elle inspirée du modèle occidental des trente glorieuses ?
En Chine, l’échelle des villes reste hors normes, pour nous, occidentaux. L’urbanisation se déroule sur un espace dilaté en des temps record. La rapidité et l’envergure des chantiers nous déroutent. Les deux dernières décennies ont été marquées par la déconstruction d’une grande partie des quartiers historiques chinois. Mais certaines pratiques millénaires restent fortement ancrées. Pour exemple, la conception de l’habitation suit la règle du soleil car l’orientation est un élément fondamental. Tout logement est tenu de recevoir une heure minimum de soleil dans la journée la plus courte de l’année. La chambre et le living-room sont prioritairement soumis à cette règle. Une autre particularité s’exprime à travers les mouvements de population. Les villes sont fabriquées par des travailleurs migrants qui vivent à proximité des chantiers.

Les besoins en infrastructures, environnement, protection du patrimoine sont importants. Comment la Chine fait face à l’immensité des besoins dans des délais limités ?
Pour autant, la Chine n’échappe ni au phénomène de mondialisation, ni à l’émergence de la violence urbaine.

Les architectes occidentaux sont largement sollicités pour construire en Chine. Dans les chassés croisés Orient Occident, les modèles occidentaux servent-ils de référence aux nouvelles générations d’architectes chinois ? Le pouvoir s’impose par l’audace architecturale, la volonté politique s’inscrit dans la compétition des métropoles internationales et la ville ne se met plus en place naturellement. Dans ce contexte, quelles sont les capacités de la Chine à créer, à concevoir la nouvelle architecture ?

Au cours de cette journée, différents témoignages nous ont permis d’appréhender la ville et l’architecture en Chine.

Pierre Clément nous a tracé un portrait historique et contemporain de la ville et de l’architecte en Chine.
Jean-François Doulet a développé le thème : « Les migrants : un outil d’ajustement de la politique chinoise d’urbanisation ».
Martin Robain est intervenu avec Liu Yan, architecte chinoise doctorante à l’Institut Français d’Urbanisme, à partir de l’exemple de la ville de Chongqing.
Frédéric Edelmann, dont la connaissance de l’architecture à échelle mondiale n’est plus à démontrer, a fait un panorama de l’architecture chinoise d’aujourd’hui et plus particulièrement celle de la nouvelle architecture.
Denis Valode a mis en parallèle la manière dont on conçoit l’architecture en France et en Chine à travers des exemples comparatifs : hôpitaux, tours.
En prenant pour exemple la région du Sichuan, Françoise Ged a expliqué comment imaginer la reconstruction d’une ville en partant des éléments culturels et naturels.
Wu Jiang, premier président adjoint de l’Université de Tonji, a donné son point de vue de théoricien et d’historien de l’architecture.

Charles Lambert et Bertrand Lemoine ont animé les débats.

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